
Maitriser les dépenses, intensifier la chasse aux subventions pour assurer l’entretien du patrimoine et poursuivre les aménagements nécessaires à l’amélioration du cadre de vie : tels sont les grands objectifs du budget primitif 2009 adopté par le Conseil Municipal le 23 mars.
Un budget élaboré dans un contexte préoccupant et incertain. L’audit financier avait mis en lumière la charge de la dette (générée par
des investissements massifs réalisés en 2006 et 2007 et le recours à l’emprunt qui ont porté les interêts annuels à rembourser de 642 000 € en 2004 à 1,2 M€ en 2008) et la nécessité absolue de maîtriser les dépenses publiques.
Au total, c’est un budget de 45M€ que les élus ont voté dont 25,6 M€ sont consacrés au fonctionnement et 19,4 M€ à l’'investissement.
Le cabinet d’audit suggérait d’augmenter les impôts locaux de 25 % au cours des 5 ans qui viennent si la Ville souhaitait conserver un
rythme d’investissement normal, de l’ordre de 5,5 M€/an. Une proposition de hausse jugée inacceptable par le Maire dans le contexte
actuel de crise, d’autant que la pression fiscale à Albertville se situe déjà au-dessus de la moyenne des villes de même catégorie.
Si le souci premier des élus a été de ne pas augmenter les impôts locaux, les diverses simulations effectuées ont montré un fort
risque de dérapage des finances de la ville qui conduirait à un cycle de d'appauvrissement de la cité.
La majorité du Conseil Municipal a donc adopté une hausse du taux d'imposition locale de 6%. « Un choix raisonnable qu'aurait
dû faire l'ancienne municipalité pour limiter son endettement. » précise le Maire. « Ceci va permettre de maintenir sur les cinq prochaines
années un autofinancement significatif, tout en autorisant un volume correct d'investissement, vital pour notre Ville. »